Située au nord de Paris dans la région des Hauts de France, la forêt de Compiègne, autrefois forêt de Cuise compte aujourd’hui 14458 ha.
L'objet de cette thèse est de comprendre quand et comment se fait la mise en place de cette forêt. Elle s’appuie sur l’archéologie extensive et sur une approche pluridisciplinaire.
Ce travail révèle qu’entre le Ier siècle av. J.-C. et le IVe siècle ap. J.-C., un paysage agro-pastoral se développe dans la moyenne vallée de l’Oise. L’occupation du sol s’organise autour d’une voie romaine importante, de trois agglomérations secondaires et d’un sanctuaire rural.
Le reste de l’habitat est dispersé et se concentre dans la partie sud de ce territoire sur les sols argileux, riches en eau. Ailleurs dans la partie nord-est sur les sols trop sableux ou trop marécageux, l’habitat se fait rare.
L’activité est très importante du Ier siècle av. J.-C. au IIe siècle ap. J.-C. L’occupation semble se rétracter à partir du IIIe siècle ap. J.-C., mais c’est progressivement, de la fin du IVe siècle au début du Ve siècle ap. J.-C. que ce territoire est délaissé et ses habitats abandonnés. La forêt va s’installer.
En 561, apparaît dans les textes, la Cotia Silva qui deviendra la forêt de Cuise.
Il est difficile de préciser les limites du massif boisé entre le VIe siècle et le VIIIe siècle ap. J.-C. En revanche, dès le IXe siècle ap. J.-C. les contours de la forêt actuelle sont en place.
Au XIIIe siècle, la forêt de Compiègne atteint l’essentiel de la superficie et du périmètre qu’on lui connaît de nos jours.
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